L’approche scientifique objective est questionnée par des théories révolutionnaires de la physique quantique. Dans celle-ci, la réalité n’est plus aussi « scientifiquement » observable qu’il n’y paraissait autrefois. L’objectivité, l’observateur, la conscience, la réalité, la matière, ces notions centrales de notre vision du monde sont revisitées. Aperçu sur ces notions fondamentales de la nouvelle physique…

L’être humain a, depuis toujours, besoin de donner un sens à sa vie.
Chacun essaye de trouver un sens à sa vie en accord avec son histoire et ce qu’il est, ceci en respectant la conception du bonheur qui s’est établie en lui. Pour certains, le bonheur équivaudra à satisfaire des besoins et à réaliser des désirs. Pour d’autres, il résidera dans la connaissance de la nature même du « je ». Ce type de connaissance relève d’une part de la psychologie et d’autres part de la philosophie ; elle fait appel à nos valeurs, à notre mental, à notre « ressenti », à nos ressources intérieures, bref à la subjectivité.

La théorie des quanta, rappelons-le, correspond à l’ensemble des théories et des procédés de calcul issu de l’hypothèse des quanta d’énergies de Planck, d’abord appliqué par Einstein à la lumière, par Bohr et Sommerfeld à la physique de l’atome.
La physique quantique est révolutionnaire à plus d’un titre et peut être énoncé de façon simple, même si le chemin pour arriver aux nouveaux horizons qu’elle ouvre, est complexe à concevoir. Nous avons vu que l’approche scientifique classique se réclame de l’objectivité.
Qu’est-ce que cela veut dire ? Que l’objet de l’étude est mis devant le scientifique et qu’il l’étudie en soi, sans intervenir. Il soumet l’objet de son étude à différentes expérimentations, il récolte les données, les compare dans le temps, enregistre des différences, établit des statistiques, etc. Bref, l’objet de l’étude est décrit et l’ensemble des données le concernant est enregistré. Cette démarche suppose qu’il y ait deux éléments en présence : une personne et un objet à étudier. Ces deux éléments sont autonomes et distincts. L’objet à étudier et la personne forment deux mondes bien séparés. Nous sommes ici dans un monde binaire, le monde où les choses sont séparées entre elles, le monde du « 2 ».
Dans l’approche quantique, il y a abolition de cette séparation. Nous sommes dans le monde de l’unité, dans le monde du « 1 »…

 

On ne voit que ce qui nous paraît possible.
Le monde n’existe pas en dehors de la conscience de celui qui le perçoit….

Nous faisons un tri dans les informations qui nous sont envoyées. En effet, notre cerveau reçoit un nombre incalculable d’informations et il en extrait un très petit nombre.
Ce très petit nombre d’informations, nous croyons que c’est la réalité. Nous croyons que c’est la réalité parce que c’est ce que nous voyons (or, nous avons effectué une sélection !).
Autrement dit, le cerveau ne voit que ce qu’il peut voir. Il ne voit que ce qui lui paraît possible. Un exemple fameux et souvent cité pour faire comprendre que l’on ne voit que ce qui nous paraît possible est celui repris par l’écrivain Norman Cousins. Lorsque les bateaux de Magellan arrivèrent en Terre de feu, les Indiens ne les virent pas. Or, c’était de très grandes caravelles parfaitement visibles. Les indigènes n’avaient cependant jamais vu dans leur vie d’immenses bateaux comme ceux–là. Ce qu’ils connaissaient, c’était es petites pirogues. Celles-ci représentaient pour eux l’unique réalité possible, celle qu’ils pouvaient voir. Les caravelles ne faisaient pas partie de leur réalité, ils ne pouvaient donc pas les voir. Cette histoire montre que la réalité n’est pas perçue avec les yeux, mais le cerveau.

 

Un champ unifié d’énergie.

Avant qu’apparaisse la théorie du champ unifié en 1974 dans la physique , il y eut d’abord la théorie selon laquelle quatre champs de forces composèrent l’univers après le « big bang » initial, « big bang » qui, rappelons-le, correspond à une théorie scientifique mais aussi cosmologique postulant une grande explosion brutale qui donna naissance à l’univers. Les 4 champs de force sont : l’interaction forte et l’interaction faible et, plus connus du grand public, l’électromagnétisme et de la gravitation. A des niveaux profonds, certains de ces champs s’unissent et ont alors deux propriétés remarquables : l’autointeraction et l’autoréférence.

Les physiciens contemporains ont essayé d’unifier les divers champs en un champ fondamental unique qui incorporerait tous les phénomènes physiques. Einstein y consacra les dernières années de sa vie. Avec la constante de Planck, on en arrive au concept d’un champ unifié d’énergie, c’est – à – dire un infini espace d’énergie dynamique. C’est un niveau d’unification de l’énergie pure et illimitée où il n’y a plus les deux entités que sont la matière et l’énergie. Il n’y a plus Que le champ unifié d’énergie, dit aussi champ quantique. Ce champ n’a ni début, ni fin : c’est un continuum présent partout, à l’infini.  C’est là que les propriétés d’autorintercation et d’autoréférence sont pleinement effectives. La propriété d’autoréférence signifie que le champ, à ce niveau de profondeur, est sa propre référence, il a la capacité d’agir sur lui-même. Lorsque les physiciens parlent d’un champ unifié d’énergie autoréférent, il est difficile de ne pas faire de l’anthropomorphisme et de ne pas penser en termes d’intelligence.  Et si nous nous laissons aller à des interprétations religieuses, on peut se référer au Brahman hindou, le Principe neutre qui comprend tout, et dont les attributs sont l’Etre illimité, la conscience pure et la joie infinie ( en sanscrit : sat –chit – ananda ).

 

Une ample vague de positions possible…

S’il n’y a plus qu’un champ d’énergie continu, comment est-il alors possible que je perçoive des choses distinctes les unes des autres qui ont, de surcroît, une apparence de la solidité ?

Le concept de « superposition quantique » peut nous aider à comprendre. S. Hameroff, anesthésiste et directeur du centre d’étude de la conscience de l’Université d’Arizona, explique qu’un objet que l’on  imagine constitué de matière solide n’existe pas en tant que matière solide. Il existe dans une ample VAGUE de positions possibles. Prenons un exemple tiré du film « what the bleep do we know ?! », qui a le mérite de traiter de la physique quantique (son interprétation de la physique quantique a une tendance psycho-spiritualiste).
Dans ce film, un jeune garçon fait rebondir un ballon. Selon le concept de « superposition quantique », le ballon se trouve à tous les endroits. Parce qu’on le regarde, il va se trouver à UN endroit particulier. L’objet se trouve à tous les endroits du champ en tant que champ. Mais au moment où on regarde, il se « fige » dans une des possibilités. Le savant Heisenberg dit que les atomes ne sont pas des choses, mais des possibilités. La physique quantique est une physique de possibilités où la matière n’a aucune substance.

Autrement dit, le monde matériel qui nous entoure ne serait pas indépendant de notre expérience. Il serait même totalement dépendant de ce que nous vivons.

 

Un univers holographique…

On peut également s’attarder sur la notion d’univers holographique développée par le neurophysiologiste Karl Pribam et le physicien Davi Bohm ; bohm insiste sur la nature dynamique et le flux continu de l’univers. Ce flux, qu’il appelle le « holomouvement » est un flux uni, inconnu et qui ne peut être défini. Pour lui, ce holomouvement est un tout, mais «  ce nouveau tout se  révélera lui –même comme un aspect d’un autre « nouveau tout » plus tard.
L’holonomie ne doit pas être considérée comme le but fixe et final de la recherche scientifique, mais plutôt comme un mouvement dans lequel des « nouveaux tout » sont continuellement en train de se manifester. Vertigineux, non ? De nombreux scientifique n’adhèrent cependant pas à cette théorie…

 

Bien au-delà de la boite crânienne…

Ce n’est pas que la conscience n’ait pas intéressé le monde scientifique. Mais, de là à l’inclure dans leurs hypothèses, c’est une autre paire de manches. Et pourtant, certains scientifiques s’y sont avancés. C’est par exemple, le cas de scientifiques comme Teilhard de Chardin, Régis Dutheil, Karl Pribram et David Bohm Jean Charon, Masaru Emoto.
Ou encore du biologiste bien connu Rupert Sheldrake et de ses « champs morphogénétiques ».
Rupert Sheldrake pense, grâce à l’observation de comportements de groupes d’animaux comme les vols d’oiseaux  ou les bancs de poisson, que ces groupes d’animaux baignent dans un même champ de conscience . De même en est-il de la sensibilité particulière qui fait que l’être humain perçoit un regard posé sur lui, même à travers une vitre. Sheldrake énonce le concept «  d’esprit étendu », esprit qui s’étend bien au-delà de la boite crânienne et de cerveau et qui explique que les animaux et les êtres humains soient dotés d’un sens télépathique. Et de conclure : «  notre esprit n’est plus isolé, séparé des autres esprits… nous sommes interconnectés ». Rupert Sheldrake déplore par ailleurs le «  dogmatisme » scientifique qui disqualifie l’étude des phénomènes télépathiques.

L’interconnection de toute chose est mise en évidence de façon très simple par les travaux de Masaru Emoto. Masara Emoto, rappelons-le, expose l’eau à différentes informations.
Ainsi il place de l’eau distillée dans un flacon entre des haut-parleurs . Une fois congelée, l’au laisse voir des cristaux très différents selon la musique à laquelle elle est soumise.
Exposé à Bach, Mozart, ou Beethoven, l’eau produit des cristaux d’une exceptionnelle beauté.
L’eau réagit également aux mots. Des mots « négatifs », comme « haine » par exemple, écrits sur des étiquettes et collés sur des flacons disharmonieuses, alors que le mot « merci » et « amour forment de splendides dessins.

« La conscience est-elle le champ unifié ? »

La question qui peut être posée suite aux théories du champ unifié de la physique quantique est de taille. C’est celle de John Hagelin, professeur de physique ayant travaillé sur les théories de champ du quantum, membre du groupe de recherche théorique du Centre Européen de Recherche Nucléaire à Genève : « La conscience est-elle le champ unifié ? »
Dans ce cas, « la frontière finale et essentielle de la science est la conscience » Ce qui suppose une étude de la conscience elle-même, étude qui ne peut évidemment pas faire l’économie d’une expérience directe de la conscience par l’observateur.
On touche sans doute ici aux limites de l’approche dite « objective » de la science. Peut-être, en revanche, comme le suggère Fritjof Capra est-ce le début d’une autre connaissance. Car l’expérience directe de la conscience n’est autre que la quête ultime de l’expérience mystique elle-même…

Source : Marie-Andrée Delhamende

 

 

image

add some keywords here add some keywords here add some keywords here add some keywords here add some keywords here add some keywords here add some keywords here add some keywords here add some keywords here add some keywords here

 
image
image
image