Vers une psychologie quantique de la personne

En concevant la conscience comme un phénomène quantique nécessaire à la formation de la réalité, la physique quantique postule que notre vie mentale est liée, d’une façon fondamentale, à la physique des particules et que la dualité esprit/cerveau ou encore conscience/matière est à l’image de la dualité onde/particule qui sous-tend la réalité.

Si esprit et matière, issus d’un même substrat –le vide quantique- sont tous deux engagés de façon intime dans un dialogue inventif, lequel constitue la base physique de toute créativité dans l’univers, alors ce sont bien nos relations avec nous-mêmes, les autres et le monde qui pourraient s’expliquer par ces mêmes lois qui régissent la dynamique des particules.

« Une fois que nous avons établi, écrit DANAH ZOHAR, que la physique de la conscience humaine émerge de processus quantiques dans le cerveau, et qu’en conséquence la conscience humaine et l’ensemble du monde depuis sa création partagent une physique identique à celle de tout ce qui est dans l’univers (c’est-à-dire aussi bien avec le corps humain, qu’avec tous les êtres et créatures vivants, qu’avec la physique essentielle de la matière et ses interrelations, qu’avec l’état fondamental cohérent du vide quantique lui-même) il devient impossible d’imaginer un aspect unique de nos existences qui ne soit pas lié à un tout cohérent ».

L’enseignement de la physique quantique favorise donc l’émergence d’une nouvelle psychologie de la personne, d’une autre philosophie des relations humaines et d’une vision originale du monde avec ses dimensions épistémologiques morales et spirituelles. Une psychologie de la personne peut se fonder sur la nature quantique du moi, ce qui implique que notre personnalité, système quantique macroscopique, est intimement liée, en leur état microscopique, à tous les systèmes de l’univers. Nous sommes donc enracinés dans un large spectre de relations et de communications avec nous-mêmes et le monde extérieur.

Une nouvelle approche de la médecine

Jusqu’au début du XXème siècle, la science médicale a été dominée par la vision cartésienne du corps humain/machine devant être analysé de façon fragmentaire.

Elle doit, aujourd’hui, tenir compte des effets de type quantique qui président au fonctionnement de tout organisme vivant. La vision cartésienne de l’organisme doit faire place è une conception holistique qui considère le corps non plus comme une machine, mais comme un système vivant. Cette conception doit mettre l’accent sur l’interrelation et l’indépendance de tous les phénomènes nous seulement physiques, biologiques et mentaux, mais encore non seulement les termes de structures fondamentales mais encore en fonction des processus dynamiques fondamentaux. Profondément écologique, cette nouvelle approche de la médecine est en harmonie avec la tradition hyppocratique qui est à l’origine de la médecine moderne.

Contrairement à la médecine cartésienne qui a longtemps fondé sa vision de l’Homme sur une distinction nette entre l’esprit et le corps avec les concepts thérapeutiques qui en découlent, la médecine quantique reconnaît l’interdépendance fondamentale entre l’esprit et le corps à tous les stades de la vie. Elle prend également en considération la dimension spirituelle de la personne comme une donnée incontournable.

Aujourd’hui, beaucoup de thérapeutes sont de plus en plus conscients de ce que presque toutes les maladies sont psychosomatiques dans le sens où elles impliquent, tant dans leur manifestation que dans leur traitement, la relation continue entre corps et esprit. RENÉ DUBOS partageait ce point de vue quant il écrivait :

« Quelles que soient sa cause et ses manifestations, pratiquement chaque maladie implique tant le corps que l’esprit, et ces deux aspects sont à ce point interconnectés qu’il est impossible de les séparer l’un de l’autre ».

Cette nouvelle vision de la médecine propose une autre définition de la santé et de la maladie : à la fois holistique et dynamique, et elle souligne, du même coup, l’importance, en thérapie, de l’interdépendance et de la résonance entre le médecin et le malade dans le processus de guérison.

L’objectif fondamental de cette nouvelle vision de la science médicale est de rétablir l’équilibre énergétique du patient en agissant à tous les niveaux de la personne.

Nouvelle vision de l’homme

Aspects dynamiques du corps humain

Les particules subatomiques, issues du vide quantique, sont séparées par des vides immenses qui font de l’atome un espace vide à 99,999%. C’est vrai pour l’atome d’hydrogène de l’air, pour les atomes de carbone dans le bois, matériau d’une table, de même pour les atomes de nos cellules.

Ainsi, tout solide, le corps humain compris, et toutes proportions gardées, est aussi vide que l’ espace intergalactique. Mais ce vide n’est pas vide ; des processus énergétiques incessants s’y déroulent car l’énergie est l’homme-orchestre de l’univers.

Comme toute matière, la matière vivante est le théâtre où sont créées et annihilées des paires de particules dansant et vibrant à des rythmes effarants, lesquels sont déterminés par les structures moléculaires, atomiques et nucléaires. Les neutrons se transforment en protons et vice versa, grâce à la signature de transmutation nucléaire du neutrino, cet être physique impalpable et indestructible qui nous vient d’ailleurs et qui semble nous « relier » en nous traversant .

Essentiellement dynamique, l’organisme vivant marqué par des fluctuations continues, multiples est aussi caractérisé par l’interdépendance fondamentale de tous les phénomènes physiques, biologiques, psychologiques et environnementaux dont les manifestations visibles ne sont, en fait, que les expressions convergentes de processus sous-jacents.

Mais une question obsédante hante la pensée : comment se fait-il que d’aussi vastes étendues de vide, parsemées de loin en loin d’atomes de matière qui ne sont rien d’autre qu’une modification de ce vide, se transforment en corps humain ? Pour y répondre, il est nécessaire d’adopter une perspective quantique. Une manière intuitive de se rendre déjà compte que le niveau quantique existe est de constater que des images et des structures surgissent en permanence dans l’organisme tout entier (structure de l’ADN, réseaux fibreux à l’intérieur du fémur, structure de l’oreille, etc…). Il n’y a jamais aucun chaos.

L’Homme porte, au fond de lui-même, les conséquences du « flou quantique ». Manifestement guidé par une force organisatrice, ce « flou » qui transforme le chaos en structures bien définies, participe directement à son existence et collabore à l’élaboration des longues chaînes des molécules d’ADN qui portent en elles la matrice de la vie.

Ce flou est bien présent, mais sous l’apparent solidité de l’organisme vivant se cache une réalité mouvante. A l’échelle macroscopique, l’aspect dynamique du corps humain demeure. En effet, le corps ressemble bien plus à une rivière qu’à un objet figé dans le temps et dans l’espace. Si l’on pouvait voir le corps dans sa réalité profonde, on ne l’observerait jamais deux fois de suite dans les mêmes conditions puisque 98% des atomes de l’organisme étaient absents un an auparavant et que le squelette qui semble si solide n’était pas le même trois mois plus tôt.

La configuration des cellules osseuses demeure plus ou moins constante mais des atomes différents passent et repassent en tout liberté au travers des parois cellulaires, ce qui explique qu’un nouveau squelette se forme tous les trois mois. La peau, elle se renouvelle tous les mois, la paroi de l’estomac change tous les quatre jours et les cellules superficielles, qui sont en contact avec les aliments, se renouvellement toutes les cinq minutes.

Le corps humain semble rester plus ou moins identique jour après jour, mais à travers les processus de respiration, de digestion, d’élimination ou d’autres encore, il se produit une relation d’échange constante avec l’environnement. Ce qu’on peut appeler « intelligence » se charge de diriger ces changements de manière que le corps ne s ‘effondre pas comme une simple pile briques. Ainsi, loin d’être un simple objet, un organisme vivant est un véritable vortex de matière et d’énergie.

Le corps humain se régénère donc plusieurs fois dans son existence et il est en interaction constante avec son environnement. Mais des questions essentielles restent posées :

Le corps humain étant un être conscient, comment les atomes qui le constituent peuvent-ils faire partie intégrante d’une structure consciente à un moment de leur histoire et d’une matière inerte à un autre ? A quel stade la structure qu’ils composent acquière-t-elle une conscience ? Ces particules possèdent-elles, elles-mêmes, un certains degré de conscience comme le suggèrent H. BERGSON et THEILLARD DE CHARDIN ?

Autant de questions essentielles qui ne peuvent trouver une ébauche de réponse que dans l’élaboration d’une mécanique quantique de la conscience.


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