Approche de la physique quantique

La théorie quantique nous délivre un message, à savoir que la réalité est en partie créée par l’observateur. Au moment d’une observation ou d’une mesure, l’interaction observateur/système quantique provoque l’effondrement de la fonction d’onde, une des fonctions propres par exemple, va donc se manifester avec des observables qui le caractérisent.

On peut, dès lors, proposer ici un nouveau modèle très ambitieux du fonctionnement quantique de l’être humain en considérant que tout individu comme un corps quantique qui s’auto observe en créant un réseau d’interactions positives (optimisme), indulgence, joie, amour, etc…) ou négatives (angoisse, peurs, doutes, culpabilité, rancune, etc…) où sa conscience et son soma interagissent en permanence. Cette auto-observation constitue un véritable collapse de la fonction d’onde où tous les états oscillant entre santé et maladie sont à l’état virtuel. La fonction d’onde s’effondre en provoquant l’actualisation de l’un ou l’autre de ces états.

La santé et la maladie apparaissent ici comme l’évolution des multiples effondrements de la fonction d’onde que nous faisons à chaque instant pour maintenir l’intégrité de notre corps.

Les conceptions audacieuses de ce modèle conduisent à une autre conclusion téméraire : dans la thérapeutique, on doit tenir compte du réseau d’interactions qui s’établit entre le médecin avec son équation personnelle et son cortège d’examens de laboratoire et le patient. Le médecin étant observateur peut provoquer un véritable collapse de la fonction d’onde en entraînant l’actualisation de l’un des états de maladies virtuelles.

Le DR DEEPAK CHOPRA, médecin endocrinologue de renom et auteur de l’ouvrage, « Le corps quantique », insiste sur le rôle vital du thérapeute dans l’appréhension de la maladie par le patient et surtout l’interaction dramatique qui peut se produire entre l’angoisse du médecin et celle du malade.

Pour être véritablement efficace, la médecine du futur doit abandonner le concept newtonien d’objectivité et porter son attention sur le vaste champ des interactions entre la conscience du malade et celle de son médecin.

Approche quantique de la conscience

La conscience, phénomène qui nous est commun et familier, est une énigme qui a toujours posé problème. Les tentatives pour en donner une explication sur une base physique sont nombreuses.

Dans l’antiquité on croyait avec EPICURE aux « atomes de l’âme » et les hindous étaient persuadés que la conscience avait sa source au niveau des « chakras » disposés le long de l’épine dorsale. Au XVIIe siècle, DESCARTES localisait la conscience au niveau de la glande pinéale, lieu de rencontre de l’âme et du corps. Avec le rationalisme de la physique classique on pense, généralement aujourd’hui, que la conscience est générée par la capacité fonctionnelle du cerveau lui-même.

Cependant, de nouvelles perspectives sont, de nos jours, envisagées grâce au développement de la mécanique quantique qui pose avec insistance la question de la conscience et de son rôle éventuel dans la formation de la réalité physique.

1. Théorie quantique de WALKER

Pour le physicien WALKER, le cerveau contient des processus probabilitaires de type quantique. S’appuyant sur la neurophysiologie, il montre que les conditions de passage de l’information des synapses produisent des effets quantiques. Ces phénomènes quantiques du cerveau constituent aussi un système de fonctions d’onde qui se développent en interagissant continuellement, créant un mélange de tous les états possibles du cerveau. Cependant, du fait que ces phénomènes sont en interaction non locale, ils donnent naissance à une qualité unitaire non mesurable ; la conscience.

A son tour, une petite portion de cette conscience, la volonté, agit sur ces fonctions d’onde du cerveau, sélectionnant des états spécifiques en dirigeant leurs «effondrements ». Ainsi, le cerveau joue le rôle d’un processus dynamique de physique quantique, dans lequel la conscience est associée au facteur »restrictif » provoquant l’effondrement des fonctions d’onde. En d’autres termes, c’est cette interaction entre la volonté et les fonctions d’onde qui force la matérialisation des choses et des événements dans le monde concret.

2. Une nouvelle hypothèse sur l’interaction esprit/cerveau : l’hypothèse des micro-sites

Le physicien MARGUENAU apporte, sur le terrain des rapportes entre l’esprit et le cerveau, une contribution fondamentale.

Dans son livre « The miracle of existence » (1984) , il écrit : « Dans les systèmes physiques très complexes tels que le cerveau, les neurones, les organes des sens dont les composantes sont assez petites pour être régies par les lois de la probabilité quantique, l’organe matériel est dans un état indéterminé qui le laisse accessible à un grand nombre de changements possibles dont chacun possède une probabilité assignable. S’il se produit un changement qui requiert de l’énergie, ou plus ou moins d’énergie qu’un autre, l’organisme complexe fournit celle-ci automatiquement. Il ne serait pas vraisemblable qu’il recourût à l’esprit pour fournir de l’énergie ».

Il affirme en résumé :

« On peut considérer l’esprit comme un champ au sens que revêt ce mot en physique. Mais, en tant que champ non matériel, ce avec quoi il présente l’analogie la plus proche, un champ de probabilité ».

L’interaction esprit/cerveau ou conscience/cerveau, deux mondes qui ont une existence tout aussi autonome que celle des mondes de la matière et de l’énergie, est analogue à un champ de probabilité décrit par la mécanique quantique, champ qui ne possède ni masse, ni énergie et peut cependant, dans un micro site, causer une action qui a des effets.

Dans son ouvrage « Evolution du cerveau et création de la conscience », JOHN C. ECCLES, Prix Nobel de médecine, apporte sa contribution aux thèses de MARGUENAU en écrivant :

« Nous proposons d’admettre que la concentration mentale qu’accompagne une intention ou une pensée méthodique, peut produire des événements neuronaux par l’intermédiaire d’un processus qui est analogue aux champs de probabilité de la mécanique quantique ».

Grâce aux récentes découvertes qui définissent le mécanisme synaptique par lequel une cellule nerveuse communique avec une autre, il semble, il semble, selon ECCLES, que ce soit les micro-sites impliqués dans ce mécanisme qui seraient propres à recevoir les effets mentaux analogues à des champs de probabilité quantiques.

« Selon l’hypothèse des micro-sites, écrit ECCLES, l’interaction entre esprit et cerveau dépend étroitement de deux caractéristiques remarquables des synapses qui transmettent les excitations dans le cerveau. La première est la structure du réseau vésiculaire pré synaptique et le dispositif qui fait qu’il n’y a en général qu’un seul réseau par bouton. La seconde est le taux de probabilité de l’émission des molécules par les vésicules synaptiques du réseau, taux qui est inférieur à l’unité, souvent même largement, et susceptible de s’élever ou de baisser… ».

D’après Eccles, pour provoquer une exocytose, il suffit de déplacer un petit pan de la membrane double qui n’a que 10 nanomètres d’épaisseur. Si ce pan a une surface de 10 nanomètres sur 10, il constitue une particule de masse 1018 g seulement, ce qui le situe aisément dans l’ordre de grandeurs où s’appliquent la mécanique quantique et le principe d’incertitude d’HEISENBERG.

Un calcul fondé sur le principe d’incertitude de HEISENBERG démontre, pour conclure, la possibilité qu’une des vésicules du réseau présynaptique soit sélectionné, pour l’exocytose, par une intention mentale agissant de façon analogue à l’action d’un champ de probabilité quantique (ECCLES, 1992)

3. Le condensé Bose-Einstein et le modèle informatique

Dans le monde physique, on connaît l’existence de matériaux caractéristique comme par exemple les superfluides, les supraconducteurs ou les lasers, dont les éléments présentent un caractère ordonné et stable appelé « phase condensée ». Les éléments de ces matériaux possèdent la caractéristique commune de présenter un haut degré de cohérence de telle sorte que de nombreux atomes ou molécules constituent la substance se structurent en un tout bien ordonné.

Dans leur recherche sur la modélisation du fonctionnement du cerveau, certains chercheurs ont avancé l’idée que le tissu cérébral pourrait adopter les caractéristiques d’un superfluide ou supraconducteur, matériau qui, chacun le sait, ne peut exister si les cellules du cerveau étaient capables d’entrer « phase condensée » à la température ordinaire. Or, c’est bien ce qui se produit dans la matière vivante puisque le PROFESSEUR HERBERT FRÖHLICH de l’UNIVERSITÉ DE LIVERPOOL a montré, il y a une vingtaine d’années, qu’il existait, dans les tissus biologiques, un « système de pompage » qui semble satisfaire à tous les critères requis.

Le professeur FRÖHLICH a, en effet, démontré que les molécules des parois cellulaires du tissu vivant émettaient des vibrations électromagnétiques comme autant d’émetteurs radio en miniature. Toute énergie puisée dans ce tissu peut, au-delà d’un certain niveau, amener les molécules à vibrer à l’unisson. La cohérence de ces vibrations peut atteindre la forme la plus ordonnée possible, c’est le condensé BOSE-EINSTEIN.

Il est largement démontré, aujourd’hui, l’existence d’états cohérents (condensé BOSE-EINSTEIN) dans les tissus biologiques. Cette propriété de la matière vivante éclaire d’un jour nouveau notre compréhension sur ce qui sépare la vie de la non-vie.

Certains physiciens avancent l’idée originale consistant à affirmer que c’est l’existence même de la condensation BOSE-EINSTEIN dans les cellules cérébrales qui se trouve à la base du fondement physique de la conscience. Les mouvements des molécules vibrant en phase dans les parois cellulaires des neurones et communiquant entre elles par des signaux photoniques cohérents, acquièreraient des propriétés quantiques. Ils généreraient un « état stationnaire » uniforme dans l’espace et continu dans le temps qui produirait l’état fondamental de la conscience.

Pour DANAH ZOHAR, le modèle de la conscience repose sur deux systèmes en interaction dans le cerveau : le condensé de BOSE-EINSTEIN associé à la conscience et le système informatique des neurones individuels. Le cerveau serait un exemple réussi d’ordinateur quantique. Il y a donc, selon cette démarche, une incomplétude fondamentale à décrire le cerveau uniquement en terme de neurones.

La conscience étant perçue, dans cette perspective, comme un phénomène ondulatoire quantique, on pourrait rattacher l’origine de notre vie mentale à ses bases dans la physique ondulatoire.

« La dualité esprit/corps (esprit/cerveau) chez l’homme écrit DANAH ZOHAR est un reflet de la dualité onde/particule sous-tendant tout ce qui est. Ainsi, l’être humain est-il un minuscule microcosme de l’être cosmique. Dans notre être essentiel, nous sommes formés de la même substance, et notre cohérence est assurée par la même dynamique, que celle expliquant tout ce qui est dans l’univers.

En comprenant la conscience de cette manière on peut émettre l’idée que, non seulement nous sommes plus que nos neurones, mais surtout, que l’esprit est autre chose qu’un simple sous-produit du fonctionnement cérébral.

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